systema occam

un spectacle de Xavier Veilhan pour «OCCAM», une pièce pour harpe d’Éliane Radigue interprétée par Rhodri Davies

conception, mise en scène

Xavier Veilhan

 

musique

Eliane Radigue

 

collaboration artistique

Alexis Bertrand

Violeta Kreimer

 

interprétation

Rhodri Davies, harpiste

David Artaud

Anina Roecheisen

Florian Sumi

François Valenza

Marine Varoquier

 

production

lebeau & associés

l’atelier Xavier Veilhan

ARTER

avec le soutien de la fondation d’entreprise Hermès dans le cadre de son programme NEW SETTINGS

 

 

crédits photos

Diane Arques

Téléchargez le dossier complet ici

Systema Occam est une œuvre rare qui signe le retour de l’artiste Xavier Veilhan à la collaboration avec un musicien. Après Sébastien Tellier et Air, il s’est rapproché de la compositrice expérimentale Eliane Radigue.

 

« J’aime bien avoir l’impression qu’on ne peut pas aller plus loin » dit Xavier Veilhan à propos de la musique à la fois simple et radicale de la compositrice, proche de Pierre Schaeffer, Pierre Henry, et des minimalistes américains.

Suite à ses œuvres sur synthétiseur, elle s’est récemment tournée vers les instruments acoustiques dont la harpe, pour laquelle elle a composé la pièce Occam I pour Rhodri Davies, familier de la compositrice.

Sa musique joue sur les variations infimes du son, elle utilise les drones et la dilatation extrême du temps.

 

En écho, et pour mettre en place des circonstances d’écoute optimales de Occam I, Xavier Veilhan a conçu un spectacle

en forme d’écrin aussi minimal que luxueux, performance inspirée des travaux des constructivistes russes du début du XXe siècle tel Meyerhold. Les interprètes accomplissent des actions simples et construisent en temps réel des objets proches de l’univers plastique de l’artiste. Ombres portées, collants académiques noirs, formes géométriques, fils tendus, éclairages à la bougie, bleuté des néons : Xavier Veilhan propose des allers-retours entre passé et présent, cite ses précédentes pièces et inscrit son travail dans l’histoire de l’art tout en offrant au spectateur une véritable expérience sensorielle.

 

Ni sonorisation, ni électricité : la pièce est animée par une volonté d’autonomie. Comme un radeau ou un îlot qui émerge de la nuit et du silence, elle produit sa propre lumière grâce à une dynamo. Contrepoint aux sculptures monochromes (Le Rhinocéros Rouge, La Jeune fille en rollers) ou installations monumentales montrées ces dernières années par l’artiste à travers le monde, Systema Occam est pourtant sous-tendu par les mêmes lignes de force : « on retrouve des intérêts récurrents qui traversent tous mes boulots : la rotation, le mouvement, le dynamisme ».