une installation de
Jérôme Hoffmann et Stéphane Perche

création sonore
Jérôme Hoffmann

scénographie et création lumière
Stéphane Perche

conception Robotique
Michel Ozeray

conseil et montage lumière
Sylvie Garot et Léandre Garcia Lamolla

coproduction
La Villette - Paris
lebeau et associés

remerciements
Amélie Couillaud, Françoise Lebeau, Thomas Clédé, l’équipe de la Villette, Guillaume Troublé, Clédat & Petitpierre, Esther Welger Barboza, Benoit Bruguier, Vincent Bosc, L’Aire

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Musique en écoute ici

Pour faire une prairie il faut un trèfle

et une seule abeille,
Un seul trèfle, et une abeille,
Et la rêverie.
La rêverie seule fera l’affaire,
Si on manque d’abeilles.

Emily Dickinson


Dans l’histoire de l’humanité, la recherche du « confort » a toujours eu un corolaire  : maîtriser la nature, s’en protéger. Jusqu’à l’oubli. L’illusion d’un décor. Le ciel est un plafond.
Cette quête perpétuelle conduit à se poser une question étrange  : l’homme est-il encore naturel  ? A-t-il encore conscience de l’être  ? Quels liens a-t-il encore avec la nature  ? Quelle place reste-t-il à l’instinct ?
Dans un monde où la nature a physiquement disparu, où son souvenir même est devenu une abstraction, le son des feuilles sous nos pas est-il ancré dans notre mémoire originelle ? Ce son, s’il est maîtrisé par l’homme, agencé, transformé en musique, peut-il nous rapprocher de l’existence même de ces feuilles ? En écho à ces interrogations, Murmuration propose un voyage émotionnel dans un artefact de paysage. Construite à partir de matières non-organiques et d’objets manufacturés, cette installation immersive joue sur la création et la spatialisation sonore, les perturbations visuelles, les déplacements d’objets, la diffusion d’odeurs pour fouiller dans les mémoires inconscientes, recréer des sensations primaires et retrouver une empathie oubliée avec la nature. L’étonnement y prime sur la nostalgie, la suggestion sur l’affirmation. Il ne s’agit pas d’apporter des réponses concrètes aux dérèglements de nos écosystèmes mais de raviver la conscience de sensations enfouies et, peut-être, d’activer notre besoin de les préserver.