les merveilles

Clédat & Petitpierre

conception, réalisation, mise en scène,

Yvan Clédat

Coco Petitpierre

performers

le Sciapode Sylvain Riéjou

le Blemmye Sylvain Prunenec

le Panotii Erwan Ha Kyoon Larcher

le dragon Coco Petitpierre

régie robot

Yvan Clédat

lumière

Yan Godat

son

Stéphane Vecchionne

production

lebeau & associés

coproduction

Parc de la Villette

Naterre-Amandiers Centre Dramatique National

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Les Blemmyes, les Sciapodes et les Panotéens sont des peuples légendaires présents dans plusieurs récits de l’antiquité et du Moyen Âge. Ils sont cités dans l’Histoire naturelle de Pline l’Ancien, et décrits par Marco Polo dans son Livre des merveilles : une enluminure y représente notamment un Blemmye et un Sciapode dans un paysage verdoyant. Vivant en dehors de l’Empire romain et au delà du monde des barbares, ces peuples fantasmagoriques sont les représentations d’un «Autre» inquiétant et nécessairement imparfait.

Ainsi le Panotii a d’immenses oreilles dont il s’enveloppe pour dormir, le Sciapode un unique pied qu’il utilise parfois comme une ombrelle pour se protéger du soleil, et le Blemmye -qui est acéphale- porte son visage sur son torse et parfois simultanément dans son dos. Après avoir donné vie à de multiples représentations (des yétis hirsutes, des santons suisses, des bonhommes de neige, une sculpture d’Alberto Giacometti, une vénus stéatopyge...), Clédat & Petitpierre s’emparent de ces merveilleuses transformations corporelles que viendront incarner les danseurs Sylvain Riéjou et Sylvain Prunenec, et le circassien Erwan Ha Kyoon Larcher. Deux autres créatures mythologiques, issues également de l’iconographie médiévale, prendront vie durant Les merveilles : au sol, un dragon à taille humaine (Coco Petitpierre) viendra perturber la petite communauté et, perché en haut de la racine dorée, un petit animal robotisé se manifestera par intermittence.

Après les armures chorégraphiées et les buissons vivants de Bataille (2015), après l’assemblage improbable de formes de vie d’Ermitologie (2017) le duo se penche sur cette petite tribu aux corporalités perturbées et crée sur scène un espace qui, biotope plastique, sculptural et sonore, sera le cadre rêvé et poétique dans lequel se construira notre imaginaire, riche de celui de nos illustres ancêtres médiévaux