Françoise Petrovitch

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Françoise Pétrovitch, artiste, vit et travaille à Cachan. Elle élabore un univers de personnages, d’enfants et adolescents, travaillés au lavis et à la peinture à l’huile. Il s’agit pour elle d’évoquer l’intimité, quel que soit le format du dessin ou de la peinture : « Un grand format peut être plus intime encore qu’un petit dessin».

Certaines peintures sont réalisées dans un format immersif et nous plongent dans le corps de ces personnages rêvés. Elle réalise également depuis quelques années des Wall Drawing au pinceau à la peinture rouge directement sur le mur.

Un bestiaire est aussi très présent et revient régulièrement dans son œuvre, ces animaux réalisés en céramiques, n’ont parfois que des têtes (Faon, 2004 ; Cerf, 2004), et lorsqu’ils ont un corps, ils sont représentés assis comme la série Lapin témoin (2013, 2015), ou la Sentinelle (2015), ou composés (Demi-mammouth, 2014). . L’oiseau est un motif récurrent, il est représenté en terre lové au cœur d’une main ou simplement couché sur le dos. En dessin dans la série Étendus, Françoise Pétrovitch représente des personnages et des oiseaux dans la posture du sommeil dans une situation entre deux mondes. Si ces animaux humanisés tout droit sortis d’un conte semblent bienveillants ils révèlent aussi une part de cruauté.

Françoise Pétrovitch livre un monde qui est familier sans en formuler de commentaire, le caractère « entre-deux » traverse son œuvre, il s’agit de montrer sans nous livrer l’histoire dans son ensemble : « Dans l’assemblée de garçons et de filles qui habitent ses peintures récentes, une forme d’Arcadie ambiguë se dessine, un monde à la lisière du vivant et du conscient, toujours guetté par une déviance subtile» (François Michaud, Françoise Petrovitch, Paris, Semiose Editions, 2014, Premier sang).

En 2008, une exposition lui est consacrée au Musée d’Art Moderne de Saint-Étienne, et elle investit en 2011 le Musée de la Chasse et de la Nature à Paris. En 2014, le musée des beaux-arts de Chambéry lui a consacré une exposition personnelle, et en 2015, le LAAC de Dunkerque l'a invitée à exposer en regard des collections du musée et du Frac Nord-Pas-de-Calais.

En 2016, plusieurs expositions monographiques lui sont consacrées au Frac PACA, au Château de Tarascon et à l’Espace pour l’Art à Arles. En 2015, elle représente la France dans l'exposition Organic Matters Women to watch au National Museum of Women in the Arts de Washington. Ses œuvres figurent parmi les collections du MNAM-Centre Pompidou, du MAC/VAL, du musée d'art moderne de Saint-Étienne, du National Museum of Women in the Arts de Washington, du Musée Leepa-Rattner à Tarpon Springs, des Frac Haute-Normandie et Alsace.

Françoise Pétrovitch enseigne à l’école Estienne à Paris.

Son travail est présent dans des collections publiques (Fonds national d'art contemporain, National Museum of Women in the Arts de Washington,...).